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Tome second.
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DE L’ASTR O N O MIE MODERNE. 57fait ici une distinction aster ingénieuse, en observant que dansTordre des choies la distance doit erre considérée avant lemouvement gyratoire, ou de translation circulaire dans l’orbite;car ce mouvement ne peut exister fans un espace où il puisses’accomplir , il suppose nécessairement quelque distance ducentre. La distance est donc antérieure au mouvement, ècne peut être produite par lui ; il est donc plus conforme àla vraisemblance de supposer au contraire que c’est la dis-tance qui altéré ce mouvement. On peut observer commentTesprit humain s’essayoit avant de s’élever à la hauteur deNevton. Cette idée métaphysique guide le génie de Kepler;il découvre que les causes de la variation de la vitesse , 8cla source du mouvement sont dans le centre du monde. C’estune belle 6c grande conclusion! Son esprit porté-aux simi-litudes , apperçoit les planètes comme attachées aux brasd’une balance , Lc pesant d’autant moins qu’clles font plusprès du centre ; il en concluoit que pelant moins , ellesdévoient marcher plus vîte. Nevton a démontré au contrairequ’elles marchent plus vîte , parce qu’elles pesent davan-tage.

Mais le centre du monde, où réside la vertu motrice , nepeut être que le soleil, qui réglé les distances 6c les altérationsde la vitesse de chaque planète ; il est leur modérateur com-mun. Tycho veut en excepter la terre feule : on demandelequel est plus vraisemblable, que le soleil , où réside la vertumotrice des cinq planètes, possede auílì celle qui fait mouvoirla terre, ou que ce soleil, modérateur des lourdes planètes,telles que Jupiter & Saturne, soit mu lui-même, accompagné deces masses, par une force proportionnée, infiniment puissante ,6c cachée dans notre petit globe. Kepler eut la gloire de donnerla premiere confirmation du système de Copernic. L’immobilitéTome II, H