DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 6 i
trois jours. II supposa également que le mouvement de la lunenaifloit de la révolution diurne de la terre : il établit que leseffets de la rotation du soleil s’étcndoient dans tout le (ystêmeplanétaire ; mais supposant que les planètes doivent résister, ilfonda sur ce qu’il nomme l’inclination au repos , ou fur laforce d’inertie , la lenteur du mouvement des planètes. Ellesfc meuvent infiniment moins vite que le globe solaire en raisonde leur inertie ou de leur masse.
On ne peut pas dire que ces idées de Kepler ne soient pasjustes. On n'a pas encore démontré qu’il n’est aucune liaisonentre la rotation du soleil & le mouvement des planètes. IIest certain qu’il y a quelque cause physique qui les retient dansune zone étroite du ciel. C’est dans cette zone que s’operela rotation du soleil. Kepler avoir si bien vu que nous n’avonspu rien voir de plus ; un fiecle, une multitude de découvertesne nous ont rien appris à cet égard : Lc cent trente ans aprèsKepler , M. Daniel Bernoulli a repris cette idée, pour expli-quer comment les planètes font réunies dans des routes íívoisines , & se serrent de si près dans un ciel libre , où tantd’espaces font vides.
§. X L I.
Gilbert , Anglois , avoir comparé la terre à un grandaiman , Kepler compare le soleil à un aiman plus grand Scplus actif encore (a); il y avoit un phénomène difficile à expli-quer. Si la rotation du soleil est la cause du mouvement circu-laire des planètes, pourquoi cet astre n’est-il pas au centre dcleurs orbites ? Pourquoi cette circonvolution , toujours lamême, n’a-c-elle pas des rayons égaux ? Mais les planètes
(a) Jn Jìellam Marùs , Cap, XXIV, pag. 161»