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Tome second.
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nS HISTOIRE

taux utiles ; c’cst un surcroît de force, un luxe de fécondité-Le génie a comme elle son luxe 8c son excès de force. Peu dcsauvageons méritent d’être perpétués par la greffe , peu derapports appcrçus par l’efprit , font dignes d’être conservéspar le tems. Mais tout ce qui naît dans nos campagnes estl’ouvrage d’une nature féconde 6c bienfaisante ; tout ce quivient du génie, ses écarts comme fes chefs-d’œuvres , est dûà un mouvement créateur, 3c découle de la même source pro*ductive.

§. XXVI.

On dira que Kepler, fe reposant après avoir produit descombinaisons , 8c méditant fur elles , auroit dû élaguer lesrapports futiles, 8c laisser la vérité isolée 8c fans ombre étran-gère. Nous ne prétendons pas excuser son amour pour lespropriétés mystérieuses des nombres ; deux grands hommes ,Pythagore 8c Platon , coupables comme lui de cette erreur ,peuvent seuls le justifier. Kepler , aífez voisin du renouvele-ment des lettres , fe laissa entraîner par son respect pour laphilosophie antique, imposante comme un objet grand 6c vaste,8c chérie alors comme une maîtresse séduisante êc nouvelle.Mais si le génie s’écarte, ce n’est qu’en errant autour de sonobjet. C’est beaucoup d’avoir senti que la nature avoit des loirsimples dans la production du mouvement des planètes, d’avoirast'ez présumé de l’efprit humain pour tenter de les découvrir,8c d’y avoir consumé fa vie. Doit-on compter les efforts quandon voit les succès? Nous qui jouissons des bienfaits de Kepler,que nous importent les jours, les veilles perdus, 6c ce que lavérité a coûté de méprises ? II est indubitable qu’il a cherchéces loix. II voyoit que les planètes accompliífoient autour dusoleil des révolutions d’autant plus longues que leurs orbes