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Tome second.
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DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 123

lumière du soleil, dont les historiens ont plusieurs sois parlé (a).Une chose finguliere, c’est que Keplcr, moins persuadé de l'af-trologie que Tycho, a cependant ose plus que lui, puisqu’il afait un livre des esters anno x ncés par les comètes de 1619;£c quoique les idées de ce,livre soient un peu moins ridiculesque celles de tous les astrologues précedens , elles le sontbeaucoup pour Kepler ; il a même fait un autre petit ouvrage,où il compare les événemens avec les prédictions de la cometede 1607 [b).

§. XXX.

Enfin les tables Rudolphines , qui furent pour Keplerl’objet de tant de travaux , ÔC l’occasion de tant de décou-vertes , parurent en 1627, vingt-six ans après la mort deTycho, c’cst le plus beau monument qu’un disciple ait jamaisélevé à la mémoire de son maître. Ce font les premières tablesoù l’on ait employé pour le calcul la nouvelle invention deslogarithmes. L’astronomie n’en avoir jamais vu de plus exactes;elles furent les meilleures pendant plus d’un demi - íiecle ; cequi est une longue durée relativement aux progrès rapides quefit la science dans ce court intervalle.-Ce fut presque le dernierouvrage de ce grand homme : fa vie, si occupée, si glorieusepour lui, si utile aux sciences, fut encore troublée par le foinde pourvoir à la subsistance de fa famille. II ne lui fuffifoit pasd’élever les sciences à une grande hauteur, il falloir les ensei-gner pour vivre. II avoir de modiques pensions, il vivoit dansun tems malheureux, on ne les lui payoit pas : il falloir faire desvoyages pour des sollicitations; il perdoit le tems toujours biencher aju génie, &c il ufoit son ame Ô£ ses forces par l’inquiétude.

(a) Kepler, de cornetis , pag. 104.

( 4 ) lbid. p. iìz.