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Tome second.
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HISTOIRE

de la surface ; le volume , la grandeur de la terre sont unepremiere cause de ces apparences. Lorsque la lune se leve àl’horizon , elle est abaissée par la parallaxe, l’œil placé plushaut que le centre de la terre , apperçoit vers le sommet dela lune des parties de son globe, 6c des taches qui disparoiffentlorsque la planète s’élcve vers le zénith , où elle manque deparallaxe, où on la volt telle qu’on la vcrroit du centre de laterre. En même tems, comme la vue ne peut embrasser quela moitié d’un globe , comme on avoit perdu vers le bas cequ’on avoit gagné de plu? vers le haut, les taches inférieures,qui s’étoient cachées , se remontrent à mesure que la lunes’éloigne de l’horizon, 6c que les nouvelles taches supérieuresdisparoiffent. Une seconde cause produit les mêmes esters.Nous marchons dans l’écliptique tandis que la lune s’éleve 6cs’abaiste à l’égard de ce plan , dans fa route inclinée de cinqdegrés. Cette petite quantité suffit pour opérer un nouveaubalancement apparent dans le globe de la lune. Lorsqu’elles’élevc au-deffùs du plan que nous ne quittons jamais , la vuese prolonge tant soit peu sous le corps de la lune , 6c astezpour appercevoir quelques taches nouvelles. Lorsqu’au con-traire la lune descend 6c s’abaiste au-destous de ce plan , nousdominons fur elle, la vue s’étend vers le haut, 6c le sommetparoît s’incliner pour nous montrer à son tour de nouvellestaches (a).

§. xxxv.

Ces phénomènes réels, ces causes auffi vraies que les phé-nomènes , font la derniere conquête que Galilée fit dans le

(a) Galilée , Dialogue de fystemateVUindi.

M. de la Lande, Astronomie , acciclfi