DE L’ASTRONOMIE MODERNE. i 35
ciel. Il étoic occupé d’un objet plus grand , parce qu’il étoicplus directement utile. Les découvertes font pour la curiosité,c’est leur application à nos besoins qui est un bienfait. Cen’étoit pas assez d’avoir apperçu les quatre lunes dont Jupiterest environné, il falloit suivre leurs mouvcmens, leurs passagesd’un côté à l’autrc du disque de la planète , observer leursrencontres mutuelles, leurs configurations variées, se mettreen état de les prédire. Galilée avoir tout à faire, il avoir besoinde rems pour apprendre à voir Sc à juger, pour débrouiller lesphénomènes d’un spectacle entièrement nouveau : il n’achevapoint l’ouvrage, mais il le commença ; il ne sc pressa point depublier aucune théorie , comme Simon Marins , mais il en vitfutilité.
. Nous avons dit qu’au même instant on compte des heuresdifférentes fur chaque méridien de la terre. Ces heures nepeuvent être manifestées, comparées entr’clles, pour en déduirela différence des méridiens Sc des longitudes , qu’au moyend’un signal donné dans le ciel, Sc observé à la fois fur toutesles parties de la terre qui peuvent le voir. Cette méthode estdue à Hypparque , mais il ne connut d’autre signal que leséclipíes de lune (u). Keplcr y ajouta celles du soleil, au prixde la longueur Sc de la fatigue des calculsfé). Galilée, en con-sidérant le spectacle changeant de la position des Satellites, cetableau exposé sur tous les horizons où Jupiter est visible , yapperçut une multitude de signaux, qui pouvoient être employéspour la recherche des longitudes ; il annonça que la décou-verte qu’il avoit été chercher si loin, nous donneroit un jour laconnoissance exacte du globe que nous parcourions fans leconnoître. Ce ne font pas les villes, les provinces dont nous
(-r) Suprà , Tom. I, p. i ij.
Supra , p. 27.
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