HISTOIRE
& vacillante, Ic génie seul peut appcrcevoir 6c combattre îcserreurs. En son absence , c’est donc beaucoup si les ancienneserreurs n’ont pas été rappelées , s’il ne s’en est pas élevé denouvelles : enfin si l’esprit humain n’a rien perdu dans l’inter-vallc depuis Kepler 6c Galilée jusqu’à Descarres , où la Francecommence à influer fur les sciences, 6c jusqu’au tems de Réta-blissement des sociétés savantes, qui font les jours de gloirede la nouvelle astronomie.
§. I I.
Si nous jetons un coup d’œil fur le Dannemarck , nous yverrons les regrets du départ de Tycho, 6c des injustices qu’ilavoit souíFertes. Christiern IV, le même Roi qui savoir laiíTés’expatrier , sentit la perte des sciences exilées avcc ce grandhomme. On donna une chaire de mathématiques à Longo-montanus , 6c on éleva à Coppenhague même un temple »c’est-à-dire , un observatoire à l’astronomie. On y retraça unefoible image d’Uranibourg , dont les vestiges mêmes étoienteffacés, 6c c’est aux sollicitations de Longomontanus que futdu ce nouvel établissement {a).
Longomontanus sortit d'u n village de Jutland en Danne-marck ; son pere étoit laboureur, Lc il passa sa jeunesse entrel’étude , qui étoit la passion de son ame, 6c la culture de laterre , qui le faisoit vivre. Tycho le reçut parmi ses disciplesen i 5 8 9, il le garda près de lui, 6c l’emmena même à Pra-gue, où l’Empercur le lui donna avcc Kepler pour l’aider dansses observations. Mais samour de la patrie parla au cœur deLongomontanus , 6c il abandonna son maître pour elle. IIramena dans le Dannemarck le goût de l’astronomie. On
(a) M. ricard, Voyage d’Uranibourg j Mcm. Acad. Scienc.