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Tome second.
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DE L’ASTRONÒMIE MODERNE. 147grand besoin de supposer cette parallaxe pour débrouiller leurthéorie.

tz. VII.

Le P. Antoine-Marie de Rheita se distingua par des opi-nions particulières , & ne conserva pas toujours la faine doc-trine établie par les maîtres qui l’avoient précédé : il se trompalourdement sur la distance du soleil 6c des étoiles à la terre {a).On voit cependant qu’il avoit la prétention d’ajouter auxexplications des phénomènes. II s’occupa des apparences deSaturne. Les deux petits disques, placés aux deux côtés du plusgrand, lui parurent deux satellites, qui faisoicnt leurs révolu-tions très-près de Saturne ; c’est pourquoi cette planète en estsouvent accompagnée, 6c quelquefois auílì se montre seule ,lorsque les satellites font cachés derrière son disque. II ditqu’éloignée du soleil, elle a besoin d’un surcroît de chaleur 6cde lumière ; c’est à quoi sont destinés les satellites. II voyoitd’ici que les habitans de cette planète avoient un jour brillant6c presque perpétuel. Les vicissitudes des saisons n’y dépendentpoint du soleil, mais de ces satellites, 6c selon qu’ils présen-tent à Saturne leurs faces plus ou moins éclairées, 6c plus oumoins propres à donner de la chaleur {b).

II vit encore des planètes dans les taches du soleil ; leurmouvement lui sembla un mouvement de révolution en vingt-sept ou vingt huit jours, qui ne dépendoit pas de cet astre.Ce n’est point qu’il niât la rotation du soleil, mais il la croyoitbeaucoup plus longue , 6c aussi longue que Tannée même.Selon lui, nous ne voyons pas l’été 6c l’hiver la même face du

(a) Riccioli, Almag. Ton», I, p. mL 418.

(í) Rheita , inradiosyd. myst, L. IV, C. 4.Riccioli, Tom. I, p. 714-

Tij