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même aux progrès de la science , cn imaginant , linon unevérité, du moins une hypothèse ingénieuse, qui simplifia l'ex-plication des mouvemens célestes. Les trois équations de lalune étoient embarrassantes. Cette petite planète est plus irré-guliere que les plus grosses , c’est qu’elle est fous nos yeux ; lesastres font comme les hommes, quand on les' voit de près,leurs fautes font mieux connues , ôc leurs défauts frappentdavantage. Keplcr avoit eu une idée heureuse, en soupçonnantque les irrégularités de la lune naissbient de. l’action'du soleilfur elle ; mais cette idée isolée étoit difficile à saisir par fahauteur, elle devenoit hors d'u sage , parce qu’elle manquoicde fondemens solides : elle n’indiquoit pas la loi que ces iné-galités dévoient suivre dans leur croissance. Keplcr, il est vrai,avoit donné très-heureufenaent la vraie mesure de la troisièmeéquation, découverte par Tycho.(cz) La premiere étoit due à laforme elliptique £é à l’exccntricité de l’orbc de la lune ; maisla seconde équation que Ptolénaée avoit reconnue , paroissoitdépendre aussi de cette excentricité, puilqu’elle fcmbloit n’avoird’autre esset que d’aggrandir la premiere dans les quadratures.Quoiqu’une partie de la premiere inégalité íoit réelle*, la plusgrande partie naît de ce que la terre est éloignée du centre derdlipfc que décrit la lune. Horrox vit qu’Arzachel avoit renduvariable l’exccntricité du íoleil, 2é que Copernic avoit respectéLé conservé cette variation , détruite depuis par Keplcr ; iípensa que cette cause pouvoit expliquer la seconde équation,de la lune , Lé il y vit un changement périodique de l’exccn-tricité. Malgré le mouvement de la terre autour du soleil ,l’orbe de la lune la fuit, la terre est réellement immobile aúfoyer de cette orbe, l’excentricité ne peut donc augmenter ,
(a) II avoit dit cju'elle ctoit propor- dc, la lune au soleil ; ce qui est vrai.
tionnelle au lìnus du double de la distance Epicom. astion. Coper. p. 2ta.
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