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Tome second.
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160 HISTOIRE

craindre ; Kepler ne connoisïoit pas le mouvement des astres,qui viennent de manifester la vérité de fa loi. C’est une partiede la nature, qui se dévoile tout à coup pour justifier par lavraisemblance le plan d’une autre partie, tracé par un grandhomme.

§. X V.

Vendelinus mérite d’êcre cité comme ayant établi d’unemaniéré formelle la variation de l’obliquité dc l’écliptiquc,par la comparaison des observations modernes aux anciennes.II fait cette variation d’un degré dans une période de 9840ans , la plus grande dc 14 degrés 6c demi , la plus petite,c’étoit celle de son tems, de z 3 degrés & demi. Ces conclu-sions éroient trop précipitées. Nous sommes encore loin aujour-d’hui de connoître ni la quantité de la variation , ni la période.Mais on revint de ces écarts , & l’opinion qui renaît tant defois fur la terre, qui pâlie d’Eudoxe aux Arabes (a ), des Arabesà Copernic , à Kepler , à Vendclinus, est la vérité que le temslaisse parmi nous , parce qu’elle est éternelle.

Mais ce qui doit faire le plus d’honneur à Vendelinus, c’estfa détermination de la parallaxe du soleil. Le Landgrave avoitregardé cette parallaxe comme inaccessible par fa petitesse (/£);on ne pouvoit la déterminer sur les instrumens, du moins parl’observation directe de ses esters. Mais comme tout est liédans l’univers, il est quelquefois des esters éloignés, plus facilesà saisir, ÔZ d’où l’on peut remonter jusqu’à la cause. Nousl’avons dit, la parallaxe du soleil dépend de sa distance (c).L’astronomie n’avoit pas fait un pas vers cette distance depuis

(a) Hist. Astron. anc. p. 141.Supra, Toœ. I, p. 22 S.

(b) lb'ii. p. 574.

(c) lbid. p. 57.

Aristarque