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différence annonçoit bien une diminution dans l’obliquité cfel’écliptique, mais cette diminution étoit trop peu sensible pouravoir quelque certitude. On peut croire aujourd’hui que cetteobservation a été mal faite. II n’en faut pas davantage pourarrêter les progrès des sciences ; l’opinion , renouvelée parVendelinus , fut regardée comme une erreur : l’obfervation estla pierre de touche des opinions, mais il ne faut qu’une expé-rience mal faite pour faire rejeter une opinion vraie. Tandisqu’un sénateur de Provence s’occupoit ainsi de I’astronomie ,un jardinier nommé Féronce , non moins estimable par rem-ploi de fes loisirs , obfcrvoit à Vizille, près de Grenoble, lesastres avec assiduité. Bouillaud a fait usage de fes observations,Sc il mérita d’être cité avec Gassendi Sc avec Bouillaud lui—même , comme un des trois premiers observateurs François.
§. XXII.
Gassendi (a) fut également le fils d’un paysan des environsde Digne , mais il recut une meilleure éducation. Tous lesgermes de son ame fe développèrent : astronome , Sc fur-toutphilosophe , il fe rendit le défenseur d’Epicure ; il combattitDefcartes, Sc il partage avec ce grand homme la gloire d’avoirfondé la philosophie en France. Nous avons déjà parlé de fouobservation du passage de Mercure fur le Soleil, de celle del’obliquité de l’écliptique ; il observa également la libration dela lune , découverte par Galilée (b) ; il mesura le diamètre dusoleil par une méthode qui est la même, quant au fond, quecelle d’Archimcde (c). Au lieu d’employer, comme lui, deuxcylindres , il fe sert de deux petites planches inégales, enfilées
(í) Histoire de l’Astronomie moderne,Tom. I, p. io«
(a) Ne cn i s-r,, mort en 16 jj.
\b) Riccioli , Altnag. Tom, I, pag. aïo.