DE GASTRONOMIE MODERNE. i 7 T§. XXI.
Peyresc eut également ridée d’employer les configurationsdes satellites de Jupiter à la recherche des longitudes; il char-gea plusieurs voyageurs de les observer. Cet homme, qui ncs’est pas distingué par de grandes inventions , avoir assez demouvement dans Tefprit pour le communiquer aux autres, &Cc’est ainsi qu’on peut encore être utile aux sciences. Cependantil sentit qu’il y avoit beaucoup de tems dans Tannée où Tonne pouvoit voir Jupiter; (Tailleurs ces différentes configurationsfont difficiles à saisir: il jugea que sa méthode n’étoit pas sigénérale qu’il l’avoit pensé d’abord , Sc il se reposa sur le géniede Galilée , appliqué à ces méditations. II adopta la laineopinion des anciens fur la permanence du cours des comètes ;il les regarda comme des astres durables placés beaucoup plushaut que la lune, Sc nc s’éloigna pas de l’opinion de Kepler, quileur fait parcourir une ligne droite. Peyresc étoit réellementobservateur ; outre les révolutions des satellites , il observaquelques conjonctions des planètes òc de la lune avec lesétoiles.
Vendelinus , le partisan de la variation de Tobîiquité deTécliptique, engagea Peyresc à répéter cn 1636a Marseillel’observation de la hauteur solsticiale du soleil d’été , pour lacomparer avec celle qui sut faite dans la même ville par Pithéasau tems d’Alexandre. La comparaison étoit trop curieuse pourque Peyresc s’y refusât. II fit cette observation conjointementavec Gassendi. On employa un gnomon de 5 1 pieds de hau-teur. Les observateurs, Lc íur-tout Vendelinus, furent trompésdans leur attente : on trouva à-peu-près la même proportionque Pithéas avoit trouvée deux mille ans auparavant entre lalongueur de Tombre Sc la hauteur du gnomon ; la petite
Yij