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Tome second.
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181
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DE L’ASTRON O MIE MODERNE. 181

aidé du rems Sc de l’expérience ; mais l’homme est preste , ScJc génie actif Sc rapide , lorsque l’expérience est lente Sc fuc-ceííìve. Defcartes choisie quelques vérités premières, évidentespar leur simplicité , il pensa que toutes les autres en étoientécoulées , Sc il fe regarda comme à la source d’un grandfleuve ; la formation , le mécanisme de l’univers alloient femanifester par l’ordre de fes pensées. Emporté par l'iimagi-nation , il fe laissa descendre le long du fleuve , Sc il crutparcourir la nature dans les songes qu’il a faits fur elle. Voiciles vérités qui furent la base des recherches Sc des inventionsde Defcartes ; c’est la connoiflancc évidente de son existence,de celle d’un être parfait Sc infini, qui est Dieu , de l’existenceégalement certaine de la matière Sc du mouvement (a). 11 pafleensuite à des vérités liées à ces premières. Comme l’idée laplus générale, l’idéc essentielle des corps est celle de l’étenduc,il s'enfuit que partout où il y a de l’efpace , il y a des corps :le vide n’existe nulle part. La permanence Sc la constance deschoses , dans leur état primitif, est la première loi ; rien nechange fans une cause extérieure : la quantité de mouvementreste par conséquent la même dans l’univers. Le mouvement ,toujours dirigé en ligne droite , y persévère, Sc durera fanscesse, si une cause étrangère ne le détourne, ou ne Tanéantit(é).On aime à voir un homme marcher ainsi de conséquences enconséquences ; les bons esprits furent frappés de Tordre Si dela succession des pensées de Defcartes.

§. V.

Il ne demandoit que de la matière Sc du mouvement ; ii

avoir donc tout ce qu’il falloir pour la création qu’il méditoit.

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(a) Principes dc la philosophie , I. parc. (&) liná. Parc. II, arc, ií, 36 , 37,ace. 6 , 18, 34, II, parc. 1, Sí 2.3. K 35.