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iniques Sc terrestres , qui constatent les phénomènes Sc lescauses présumées de ces phénomènes. Les faits , lorfqu’ilsse conservent, ne sont susceptibles d’aucune équivoque , ilsont été connus , puifqu’ils ont été transmis : au lieu que lescauses physiques, les propriétés primitives des corps, présentéesd’une maniéré générale Sc métaphysique, ont une incertitudequi naît de l’incertitude de la langue. Comment déterminer lasignification précise , Sc les idées attachées aux mots , lorsquesouvent tant de nuances font comprises fous un seul mot? Lesens change avec le rems, la signification s’étcnd avec la con-noissance des choses ; les langues meurent tous les jours endétail par l’usagc qui les varie : elles vieillissent comme l’homme,elles changent comme lui de traits Sc de figure. Pour juger lesidées métaphysiques, il faudroit avoir le dictionnaire du íìecle,Sc la valeur des nuances que les esprits tenoient de la traditionSc de l'usage. Nous nous défions de l’ércndue qu’on peut donnersux opinions des anciens ; nous voyons peut-être aujourd’huidans leurs expressions bien des notions acquises depuis. Enfinnous pensons que si l’on doit croire aux faits réels Sc déter-minés qu’ils nous ont laissés, nous ne pouvons nous transporterà leur tems , pour avoir une idée nette de leur manière deconcevoir,
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Nous croyons donc pouvoir regarder Descartes commel’ìnventcur de la force centrifuge : il est du moins le premierqui en a eu une idée vraie Sc mathématique. Un corps qui semeut en rond autour d’un centre , tend continuellement as’éloigncr de ce centre ; cet effort est nécessairement fesserd’une force , Sc cette force a été nommée en conséquenceforce centrifuge. Si ce corps, mu circulairement, étoit libre,
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