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Tome second.
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i 9 4 HISTOIRE

1’idéc d’un teins , si petit qu’il soit, employé à parcourir cetespace. Le son entendu sur la terre à des distances peu consi-dérables , transporté par le fluide de l’air , emploie un temsmesurable pour arriver jusqu’à nous (a). Comment la lumière,souvent lancée de si loin, paroit-elle instantanée ? Descartesen conclut que la lumière ne nous est point envoyée. Visibleou non, elle est toujours présente autour de nous ; son reposfait les ténèbres , fa pression fur notre organe fait le jour Scla lumière. C’est un fait de l’expérience , que dans une longuefuite de boules élastiques, de boules d’ivoire , par exemple , sion frappe fur la premiere , le coup se transmet à la derniere ,qui seule se met en mouvement, Sc cela sans retard, Sc dansl’instant même, pourvu que le ressort soit parfait. Les par-ticules de lumière rondes Sc parfaitement élastiques , son csemblables à ces boules d’ivoirc ; elles font serrées Sc seméespartout. Chaque point lumineux est toujours a u bout d’unefile qui aboutit à notre œil ; Sc l’objet céleste, composé d’unematière subtile très - agitée , quoique placé à une distancepresque infinie, presse sur l’extrémité de cette file, tandis quel’autre extrémité , qui repose sur notre organe , y transmetdans l’instant le mouvement reçu , Sc y produit la sensationde la lumière (b). Cette explication est naturelle Sc séduisante:on peut dire même qu’avant les découvertes de Roëmer ellepouvoit paroître nécessaire ; cependant elle est assujettie à desobjections très-fortes. Les fluides font susceptibles de se mou-voir en tout sens ; si la lumière en est un , elle doit en avoirles propriétés. L’cau qu’on agite propage l’impression reçue pardes anneaux circulaires , le bruit se répand également dans l’air

( a) II parcourt environ 170 à i8p toisespar seconde.

(b) Dioptricjuc , Oise. I.

Philosophie , part. IU, art. 48, 54,