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Tome second.
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DE L’ASTRONOMIE MODERNE. t 9 j

par des ondes ; un obstacle interposé n’empêche pas toujoursd’entendre, comme il empêche toujours de voir. Enfin lorsqueles fluides font agités en tout sens , il est évident que la lumièremarche toujours en ligne droite. Elle paroît donc envoyée, &c’eít avec beaucoup de raison que Newton s'elt décidé pourrémission de la lumière lancée du corps lumineux.

§. XIII

Kepler , en appliquant la théorie de la réfraction de lalumière au changement de fa route , quand elle passe de l’airdans le verre , avoit cherché suivant quelle loi s’opéroir cedétour. La lumière , quand elle fc présente perpendiculaire-ment, pénètre dans le verre fans changer de route; la réfrac-tion n’a lieu que lorsque le rayon s’écarte de la perpendiculaire,& s’incline vers la surface du verre. Keplcr trouva , par lesexpériences dont nous avons parlé {a) , que tant que sanglede ce rayon avec la perpendiculaire ne surpasse pas ; o degrés,l’angle de réfraction en est à peu-près le tiers; cette estimationlui suffit pour établir la théorie des verres optiques. Snellius ,Hollandois , déjà cité , donna dans un ouvrage resté manus-crit, une mesure encore plus exacte de ce phénomène ; ilCtablit que l’angle de réfraction étoit à sangle d’inclinaifon ,comme font entr’elles les longueurs des rayons incidcns ôcrétractés, coupés par des parallèles également distantes de lasurface réfringente sb). II trouva que dans un même milieu cerapport étoit constant, quelle que fût l’incidence des rayons ,

(a) Histoire de l’Astronomic moderne,Supra , p. 14.

(A) Vcyc[ (figure 10) ; si le rayon D Bjéfracté en B , en cnrranc dans l'cau , oudans le verre, prend la route B E', & qu’ontnece les parallèles ED, EG à la surface

AC, qui en soient également distantes ,l’angle de réfraction EBI sera à l’angled’incidence DBH, dans la proportion deslongueurs des rayons B E 3 c B Ii. Descartcssubstitua à cette proportion «elle des sinusil j HE>.

B b ij