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Tome second.
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r 44 HISTOIRE

comcte de i 577, elle étoit trois fois plus éloignée de nousque la lune (u); Hévélius en trouva unç de 3 \ ' à la comète de1651, dans fa plus petite distance à la terre, elle fut encoredeux fois plus loin que la lune [b). La comète de 1 664, dontla parallaxe étoit de 1 1 , fut cinq fois plus éloignée que notresatellite (c). II étoit donc bien décidé par Tycho & parHévélius, c'est-à-dire, par les deux plus habiles observateursde l’Europe , que les comètes n’éroient point des météores denotre atmosphère , mais qu’clles occupoient & traverfoient les.espaces de l’éther comme les planètes (J). II n’y avoit plusmoyen de faire naître ces astres des exhalaisons de la terre &des matières inflammables, charriées par ces exhalaisons; ellesne s’élcvenc pas à cette hauteur. Cependant aux yeux d’Hévé-lius les comètes n’étoient point des astres durables ; il croyoiten avoir vu une prête à fe détruire ; il établit qu’ellcs fontformées d’un amas de matières hétérogènes, ôc composées deplusieurs corps assemblés (e). v

Elles font produites par les exhalaisons des autres corpscélestes ; ces corps ont des transpirations comme la terre. Onpeut le croire fans doute , mais Hévélius n’étoit pas consé-quent. Si les vapeurs de notre globe ne sortent point de sonatmosphère , ne s’élcvcnt même qu’à une petite hauteur ,comment les vapeurs des autres planètes s’élevoicnt - ellesdavantage ? Et tandis que ces produits de la terre retombentfur fa surface, comment ceux des platjetes avoient-ils le pou-voir dc les quitter & de s’unir pour briller &C voyager fousI'apparence de comètes ? Mais cette aggrégation, la productionspontanée des comètes, étoit un vieux préjugé ; Hévélius ne

(a) La lune a une parallaxe environ dc1°, ou de 60 '.

(b) Cometog. p. )ii.

(e) Ibid. p. 757.{d) Ibid. p. i)i.to Ibid. p. 343.