DE L’ASTRONO MÏÈ MODERNE. 2.5 3les limites de la nature humaine. Les télescopes , découvertsen 1 6 l 0 , n’avoient pas reçu beaucoup de perfection jufqu’ìcette époque de 1 666 ; nous avons vu qu’Hévélius en avoirfait lui-même, mais ils ne furpaíToient pas douze ou quinzepieds de longueur. Huygens , dès les premiers efforts , parvintà en faire de vingt-deux pieds (a). Campani , doué d’uneadresse 6c d’un génie particulier pour ce travail, cn fit plu-sieurs par Tordre de Louis XIV, 6c pour T usage de DominiqueCaíTini, qui avoient quatre-vingt-six , cent , 6c cent trente-sixpieds de foyer. Tous les objectifs qu’il a travaillés ne font pasde cette longueur excessive, mais ils font tous recommandassiezpar leur bonté. Huygens , par de nouvelles tentatives , parvintà en faire un de deux cent dix pieds. Auzout 6c Hartzoeckcrallèrent encore plus loin 6c réussirent, dit-on, à en faire dc sixcens pieds. Ces objectifs d’un si long foyer avoient une courburetrès-peu sensible , 6c devenoient difficiles à travailler. Hook cilAngleterre 6c Hartzoeckcr cn Hollande donnerent des mé-thodes pour y réussir mais on avoir déjà atteint les bornesde Tart, du moins pour ce siécle , 6c il convient quo nousexpliquions ici les obstacles qui empêchoient de plus grandsprogrès.
§. v.
Descartes , nous Tavons dit ( c ) , avoir remarqué que lesverres objectifs , taillés en forme sphérique, ne réunissent pastous les rayons dans un point de leur axe , comme cela seroítnécessaire pour la netteté des images. Les rayons partis dumême point de Pobjet, 6c tombés fur toute letendue de Tob-
(a) Hist. de l’Astion. moderne ,J“prà,k- 11 7*
(£>) Hist. des Math. .. II, p. 606 & suiv.í c ) Supr'a, p. IAA.