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Tome second.
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251 HISTOIRE

eut pour sœur l’académie des sciences, fondée par un jeuneRoi qui devoir mériter le nom de grand , St par Colbert ,Ministre à jamais regretté , qui dirigeoit alors sa jeunesse.L’académie des sciences s’affembla pour la premiere fois le 2 iDécembre 1 66 6 ; les plus distingués de ses membres mathé-maticiens furent alors Roberval, Auzout, Picard , Richer ,Stc. , mais l’académie s’enrichit encore par des adoptions.Louis XIV vouloir faire contribuer le monde à fa gloire ; ilconcentroit les lumières de l’Europe à Paris comme dans unfoyer ; le Danncmarck lui donna Roëmer , la Hollande Huy-gens , Sc l’Italie Dominique Caffini. Voilà la base solide surlaquelle il établit son académie des sciences, Sc les exemplesqu’il proposoit à ses sujets 1 Aussi cette académie n’a-t-elle pasdégénéré de ses nobles instituteurs; Sc ses efforts, soutenus Sccouronnés pendant plus d’un stecle, l’ont placée au premierrang des corps éclairés de l’Europe. On n’a vu nulle part destravaux plus suivis Sc plus multipliés ; des découvertes nom-breuses Sc brillantes y ont été faites ; l’astronomie entiere y aété embrassée , cultivée : Sc la collection de ses mémoiresdémontre l’étenduc Sc futilité de ses productions. Les acadé-mies de Paris Sc de Londres font deux émules , qui doivents’honorer d’une institution Sc d’une noblesse également an-ciennes , Sc de ia carrière brillante Sc glorieuse quelles ontégalement parcourue.

§. I V.

Mais tous ces secours, nés de la protection des Princes Scde surdon des savans, n’auroient pu porter les sciences au-delàdes forces de l’homme , limité par la foibleffe de ses organes ;il falloit aider ces organes , les rendre plus étendus, plus puis-sans; Sc c’cst ici qu’on doit admirer l’esprit humain, qui recule