HISTOIRE'
avoir une grande différence dc voir Ics objets à travers unemasse de 6o lieues d’air grossier-, ou à travers le fluide subtilqui est entre nous ôc la lune. II ajoutoic(tf) qu’il avoir vu danscette planète une partie définie, qui itou plus petite que quelquesmaisons qu'on connoît en Angleterre.
Comme on cherchoit alors à allonger le foyer des objectifs,Hook eut 1’idée d’alonger le foyer d’un verre plan convexe ,en le joignant, au moyen d’un anneau de cuivre , par fa sur-face plane, à un autre verre plan, ôc en introduisant dans l’in-tervalle quelque liqueur moins réfringente que le verre , telleque l’eau , l’cfprit de vin , l’huile de thérébentinc , ou la dis-solution des sels [b). Cette idée a pu être le germe de quelquesinventions , mais alors elle fut fans fruit , parce qu’on nechercboit à alonger le foyer que pour augmenter l’ouverture ,avoir plus de lumière , ôc pouvoir grossir davantage. Par cetteinvention , on alongeoit le foyer fans augmenter l’ouverture ,ôc l’on n’avoit que la même quantité de lumière. Auzout pré-voyois que l’art de l’optique ne passeroit jamais les lunettes de300 pieds. En effet l’art n’a pas même atteint les limites quecet astronome avoit marquées,
§. VII.
Les grandes lunettes de six cent pieds , telles que cellesd’Auzout ôc d’Hartzoecker , étoient un travail perdu ôc uneffort fans utilité. Quelle force auroit-il fallu pour élever ôcdiriger facilement des lunetes de ce poids ôc de ce volume ?Dans quels espaces les auroit-on fait mouvoir? On ne s’en estjamais servi ; on étoit assez embarrassé pour faire mouvoir les
(a) Mém. de l’Acad. des Scien. T. VII »p^rc. 1, p. pi
(í) Transactions philosophiques, 1 666,
n°. n.
objectifs