%6o HISTOIRE
machine le poids, qui en est: le moteur, sollicité k descendre ,tend à faire mouvoir la roue , la roue fait un petit effort surla palette, 5c restituant au pendule, k chaque vibration , cequ’il a perdu de mouvement par la résistance de l’air, il conti-nuera de se mouvoir tant que le poids continuera de descendre.Huygens eut l’idée de ce mécanisme en i 6 5 6 , 5c il présentala premiere horloge à pendule aux états de Hollande le 1 6Juin 1657 (a). Cette belle machine d’un usage continuel pourmesurer les intervalles de la vie 5c les tems astronomiques ,est un don que le génie d’Huygens a fait k Phumanité ; c’estune des plus ingénieuses inventions dont elle puisle s’applaudir,ÔC par l’heureuse combinaison des idées, 6c par futilité de ladécouverte. On a voulu la revendiquer en faveur de Galilée oude son fils (b) , mais cette réclamation est fans preuve , 6cfutilité de l’application du pendule démontre que si elle avoirété faite avant Huygens en Italie , elle ne scroit pas testéspendant vingt ans inconnue èc fans usage.
§. I X.
Huygens, profond géomètre, étoit trop accoutumé à.l’cxactitude des conclusions géométriques , pour n’avoir pasquelque scrupule sur l’uniformité de sa nouvelle horloge; certeuniformité étoit fondée sur l’égalité des vibrations du pendule,c’étoit une vérité de l’cxpérience de Galilée ; mais de quelleexpérience ! On ignore comment ce grand homme avoir pus’aíTurer que des oscillations si petites , accomplies dans un íîpetit tems, le sustent dans un tems égal. L’astertion de Galilée,son expérience ne prouvoit qu’une chose j c’est que les inéga-lités ne pouvoient pas être saisies par nos sens. Cette égalité
(a) Hugeniì horoiogium , p. I.
( 4 ) Hiltone des math, Tom. II, p. z 84.