Band 
Tome second.
Seite
267
JPEG-Download
 

DE L’ASTRONO MIE MODERNE. 2S7l’équatcur, il cn concluoit combien de minutes Sc de secondesrépondoient dans le ciel à l’étendue du champ de Ton anneau.Cela fait, avec un compas très-fin, il mefuroit 1 c rapport deson diamètre aux diíFérentes largeurs de la petite lame ; ilfavoit donc aíïez exactement quel étoit Pefpace du ciel cachépar ces différentes largeurs ; Sc après toutes ces mesures préli-minaires , quand la lame étoit replacée dans la lunette , il nes’agiíToit plus que d’estimer, à quelle largeur pouvoir répondrele diamètre de telle ou telle planète (a) ; idée tout-à-íait ingé-nieuse , Sc qui donne à Huygens l’invcntion du micromètre.La méthode d’Hortensius en contenoit le germe ; Huygensapperçut ce germe, Sc le développa.

§. x 1 y.

C’étoit cn 1 6 5 9 qu’Huygens publioit cette idée. Le mar-quis Malvasia , vers 166 z en Italie, y fit un changement,d’abord peu utile ; ce n’étoit encore qu’un moyen d’estimation,mais il mit fur la voie d’un moyen plus exact. Au lieu de Pan-neau Sc de la lame de métal qu’Huygens plaçoit au foyer dela lunette, il y plaça un châssis garni de fils d’argent très-déliés,qui tendus d’un côté à l’autre , Sc fe croisant à angles droits ,partageoient ce châssis en un nombre de petits quartés égaux,l’un defquels étoit encore subdivisé en plus petits carreaux ,par de nouveaux fils. La grandeur du châssis étoit déterminéede même que celle de Panneau d’Huygens. Le rapport de cespetits quartés au châssis étoit connu ; on pouvoit donc leurcomparer le diamètre d’une planète , Sc mesurer fa grandeurpar le nombre de ces espaces, ou de leurs subdivisions (b). Cetinstrument avoit un avantage que n’eut point la lame d’Huygens,

(a) Htigenìi opéra , p. y 9 j. Mémoires de l'Académie des Sciences»

(b) Malvaíia, Ephémérides, p. ijí. 1717, p. 138.

Llij