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Tome second.
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ì 7 4 HISTOIRE

de perfection avoient cependant dépendu de l’invention deslunettes , présentée par le hasard à un lunetier qui faisoit dcSessais, ou même à ses enfans jouans près de lui. Ces dons, quifont de la nature ou du hasard, c’cst le génie qui les emploie, cesont les applications heureuses & multipliées qui font l’honncurde l’csprit humain ; il rend à la nature au centuple, commel’épi, ce que la nature lui a donné. Mais lorsqu’il se signale parla fécondité des vues, par le nombre des applications , on necomprend pas qu’il reste en si beau chemin ; on est étonnéqu’une application facile, & pour ainsi-dire , fous la main , luit échappe pendant de longues années. Cette époque cn présente

un exemple sensible. On avoir introduit le micromètre dansles lunettes pour mesurer de petits espaces , on avoir substituédans les instrumens les lunettes aux alidades; il paroissoit na-turel que ces lunettes fussent garnies de micromètres: cependantces deux inventions resterent séparées; les lunettes des quarts decercle furent long tems fans micromètre; quoique cette additionfût du plus grand avantage. Inapplication de ces lunettes , Tin-tersection des fils, qui donne un moyen facile & sûr de pointerà un astre , ne suffit pas encore : si c’cst une hauteur fur l’ho-rizon , ou la distance de deux astres , le nombre des degrés estmarqué fur le limbe de l’instrument ; cette hauteur , ou cettedistance , ne peut que rarement être mesurée cn degrés, il fautavoir recours aux subdivisions òc aux transversales, au Nonnius,qui donnent les plus petites (a). Tant de divisions fur un seullimbe , exécutées par un seul ouvrier , ne peuvent être égale-ment soignées ; il en naît une infinité de défauts: d’ailleurs cessubdivisions font serrées ; partout où il y a confusion , il peuty avoir erreur. Lorsque les lunettes font garnies de micromètres,

(<?) Supra, Tobi. I, p. z67.