DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 275déterminations , & , comme nous l’avons annoncé cn com-mençant cet ouvrage ( a ), élever un nouvel édifice fur les débrisde l’ancien. Cette révolution , l’idée de cette application heu-reuse fut, selon les uns, le bienfait de Picard & d’Auzout(^).Car on trouve souvent leurs noms associés ; & cette commu-nauté de biens qu’aucune loi n’établit, ôt dont l’amour propreest l’cnnemi, fait toujours honneur aux gens de lettres (c). Selond’autres, l’idée appartient à Roberval (d). Mais quoi qu’il ensoit de Tinventeur, l’idée est françoife , c’est chez nous ques’est opérée la révolution, qui a changé la face de l’astronomie,& qui a amené des progrès inespérés. Nous avons des observa-tions du a Octobre 1667, faites avec un quart de cercle garnide lunettes (e). Les Anglois réclamèrent encore cette inventioncn faveur de Gafcoigne {f). Cette idée étoit digne d'un géniequi donnoit les plus grandes espérances ; on la retrouva enester dans ses papiers ; mais elle fut stérile, elle fc perdit parfa mort, comme celle du micromètre. Nous n’avons pu laconnoître avant les Anglois, ôc quand ils l’ont retrouvée, nouscn étions déjà en poffeílion. Ce font les premières observationsqui font foi, parce que ce font des faits ; au reste dans ce juge-ment , que la qualité d’historien nous force de porter, nousprotestons que nous n’avons eu en vue que la vérité 6 c la justice.
§. XVIII.
Tous ces grands progrès de la science, tous ces moyens
(a) Hist. de l'astron. anc. Dise. prélim.(&) M. le Monnier, Hist. céleste , p. z.\seidler, p. y; i.
M. de la Lande, Astrort. art. ; 6 1 & 131 o.(e) Picard a décrit son invention dans sontraité de la figure de la terre ; il n'y parlepoint d'Auzout. Mais la Hite layant con-
Tome II.
sulté sur la date & sauteur de cette inven-tion , il répondit qu’Auzout y avoir beau-coup de part. La Hire, Mém. Acad. detScien. 1717.
(d) M. de la Lande, Astrort. art. $61.
( e ) M. le Monnier, Hist. célest. p. 11,
(/) Trans. pbilos. 1717, n°. 3 ji.
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