DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 2 93
§. X.
Tout cela se réduit k rapporter un astre quelconque «\Pécliptique ou à Péquateur , les anciens fe l’étoient proposécomme nous ; mais k l’époque où nous sommes , les succèssurent proportionnés k la perfection des moyens. On employadeux méthodes que les Anglois Sc les François fe partagèrent.A l’observatoire de Gréenwich on se servit d’abord de la mé-thode de Waltherus Sc de Tycho, par les distances observéesd'u n astre à deux points du ciel, c'est-à-dire, à deux étoiles (a).Comme tous les cercles de la sphère sont liés , Sc dans uneposition déterminée , le calcul déduit de ces distances obser-vées , ou la longitude Sc la latitude, fi l’on veut rapporterl’astrc à l’écliptique ; ou Pascension droite Sc la déclinaison , sil'on veut le rapporter à Péquateur. Cette méthode fut employéeavec toute la précision nouvelle, par de grands instrumensbien divisés, garnis de lunettes Sc de fils croisés, iinportanspour une exactitude jusqu’alors inconnue. Mais en France onfit usage d’une méthode nouvelle , qui ne commença k êtrepratiquée que dans les beaux jours de Pastronomie , & quien fonda les succès ; c’est la méthode de mesurer la distancedes astres par le rems. Puisqu’il s’agit uniquement de découvrirla déclinaison Sc Pascension droite d’un astre, la déclinaisonpeut être facilement connue, Pastronôme n’a qu’à prendre àson mural la hauteur méridienne de l’astre, il connoît la hau-teur de Péquateur ; la différence des deux hauteurs lui donnela distance de Pastre à ce cercle , c’est la déclinaison, c'est lamoitié de ce qu’il demande. Tout se réduit donc à Pascensiondroite ; mais qu’est ce que Pascension droite ? C’est un arc le
(a) Sufra , Tom. 1 , p. 310 &. 400.