DE GASTRONOMIE MODERNE. 319que leurs configurations entr’eux, Sc «\ Pégard de Jupiter, fansîcs distinguer les uns des autres. Quoiqu’on eut essayé de déter-miner les tems de leurs révolutions , il s’en falloir beaucoupqu’elles fussent assez bien connues pour qu’on'pût suivre les satel-lites, Sc les reconnoître par leur mouvement Sc par leur position.On n’avoit alors d’autre indice que la différence de leur gran-deur Sc de leur éclat. Le troisième satellite étoit le plus brillant,le quatrième le plus petit ; mais comme cet éclat Sc cette gran-deur varient pour des causes que nous dirons dans la fuite ,on pouvoit les confondre , Sc les deux autres fe confondoientencore plus aisément. Caílini avoit tout à faire, il avoir quatreplanètes dont il falloir développer Sc observer les mouvemens.Tant de siécles Sc tant d’hommes qui Pont précédé, avoientété assez embarrassés des cinq planètes qui entourent le soleil ;il falloir qu’un homme fît à lui seul sur ces astres nouveauxce que la haute antiquité n’avoit pu faire fur les astres les plusanciennement connus Sc les plus visibles! Casiini ['entreprit ,& il y réussit en peu d’années.
§. XVI.
Jupiter , nous Pavons dit, a une ombre conique commecelle de la terre , &" cette ombre s’en va porter au loinla privation de la lumière du soleil. Dès que les satellitesentrent dans cette ombre, ils perdent leur éclat empruntede cet astre, Sc ils cessent d’être visibles pour toutes lesparties de la terre où Jupiter l’est lui-même. DominiqueCassini conçut que ces phénomènes de la disparition Sc dela réapparition des satellites dans leurs éclipses, ces signauxpresque instantanés, partout apperçus, étoient les plus propresà donner les- longitudes, Sc en même tems les plus utilespour parvenir à la connoissance du mouvement de ces petitesTome //. T t