3 *S HISTOIRE
donc de la quatorzième partie du diamètre de l'équateur deJupiter ; car le diamètre le plus court est celui qui est presqueperpendiculaire «\ son orbite . 6c qui passe par les pôles de farotation diurne. Ainsi les planètes, dépouillées de leur intel-ligence divine , déchues de l'uniformité circulaire , devenuesterrestres 6c matérielles, assujetties à des loix mécaniques, per-doient encore tout cc qui leur restoit de leur antique noblesse,cette forme sphérique , la plus parfaite de toutes , a selon lesanciens , 5c celle qui attestoit l'excellence de ces êtres célestes.
§. xy.
Ces découvertes fur la rotation Sc la sigure des planètes ,tant de remarques curieuses 6c intéressantes , ne coûtcrent ,pour ainsi dire, qu’un regard à Dominique Caíîìni ; ses médi-tations l'attachoient au monde de Jupiter, ce monde étoitencore peu connu, il méritoit la curiosité du génie. Ce monde,Galilée l’avoit dit, pouvoit être utile aux habitans de la terre.C’est un beau motif que celui de servir les hommes , toujoursaimés de ('homme de bien ! Casiini, se livrant à l’observationdes satellites de Jupiter pour la recherche des longitudes ter-restres, remplissoit les vœux de son cœur 6c de son esprit, ilfer voir ('humanité 6c les sciences. Mais quoique cette théoriedes satellites eût été commencée par un grand homme , patGalilée , elle étoit encore bien peu avancée. C’étoit en effetun monde dont il falloit débrouiller les apparences. Quandles faits se présentent en foule , on voit mal pour voir trop àla fois : l’homme a besoin de te ms , il faut que la nature serépete ; il la surmonte , mais en la décomposant, mais ensoumettant les faits à un certain ordre , qui est celui de sonesprit , 6c qui le rend maître de les comparer. Cet ordren’cxistoit pas dans les faits des satellites; on n’observa d’abord