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HISTOIRE
§. I I I. ,
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i. Des objets plus vastes vont nous occuper. Les découvertesqui ont fait marcher la science , les vues qui ont développé lemécanisme de I’univers, doivent fixer notre attention. Le pre-mier de ces objets fut la mesure de la terre : toutes les déter-minations célestes, nous l'avons dit (a), font enchaînées à.cette-mesure'; elle est donc fondamentale. Elle mérita lespremiers regards de l’académie des sciences de Paris, & c’estpar cette grande opération , exécutée avec toute l’exactitudemoderne, que ses travaux commenceront. L'antiquité , enve-loppée dans Tincertitude de fes stades , ne fourniífoit pasbeaucoup de lumières ; on regardoit la détermination d’Era-tosthènes Sc celle des Arabes comme défectueuses, Sc on avoirraison. L’ignorance de la valeur des stades empêchoit d’apprécierles déterminations rapportées par Aristote & par Poílìdonius.Les opérations modernes ne méritoient pas plus de confiance.Fernel voyageant dans une chaise, avoir mesuré un degré parun moyen grossier, il ne s’éloigna pas beaucoup de la vérité ;mais on l’ignoroit , Sc on devoir estimer l’exactitude de fourésultat par l’inexactitude présumée de fes moyens. On déli-béra fur la méthode qu’on devoit choisir; Maurolicus(^) avoirproposé d’employer une montagne dont la hauteur feroit connuepar observation , ainsi que la distance où elle est visible furmer; mais ces deux observations ne font susceptibles d’aucuneprécision. Le chemin que fait un vaisseau est toujours difficileà déterminer ; Sc la hauteur d’une montagne, vue à traversl’atmofphere Sc le voile de fes vapeurs , fc restent de leursvariations, Sc est fans ceste altérée par des réfractions inégales.
(a) Supra , Tom. I, p.
(6) Mém. Acad. Sc. T. VU , Part. I, p. j J.