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Tome second.
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34i HISTOIRE

du globe ; ausiì Riccioli se trompa de près de íooo toises furla valeur du degré (a),

§. I V.

Snellius employa une meilleure méthode , c’étoit la mé-thode d’Eratosthènes 8 c des anciens ; il mesura vers 1617 ladistance terrestre, 8 c Tare céleste compris entre les villes d’Alc-maer Ôc de Bergoopfom ; il trouva la longueur du degré de55011 toises , & se trompa de 2040 (b). Sncllius a la gloired’avoir tenté le premier cette entreprise en Europe, du moinspar une méthode exacte : la mesure de kernel, qui est plusancienne (c) , n’est qu’une estimation ; c’cst par un heureuxhasard qu’il trouva le degré de 5 6746 toises, & qu’il ne setrompa que de 300 toises. II semble qu’on ne connut pointalors cn France, en 1670, une mesure des Anglois , plusexacte que celle de kernel, de Riccioli, & de Snellius. Norvooden 1635 observa les hauteurs solsticiales du soleil à York ÔCà Londres avec un sextant de cinq pieds de rayon. La diffé-rence de ces hauteurs, ou Tare céleste compris entre ces deuxvilles étoit de 2 degrés 2 8 minutes ; puis ayant mesuré la distance itinéraire , partie avec des chaînes , partie avec ses pas ,ayant égard aux plus petits détours , 8 c mesurant les anglesavec un graphometre , il trouva la longueur du degré de57442 toises {d). Mais toutes ces mesures avoient été trophâtives , les moyens de précision manquoient encore cn 1617

(a) M. dç la Lande , Astronomie , arciclç16 j 1.

(i) M. de la Lande, ibid. Muschembroek.ayant corrigé cette mesure tant par ses pro-pres observations que pat celles de Snelliusfliêfne , a trouvé le degré entre Alcmacr &

Bergopsoom , de 570Z 5 de nos toises. Mus-chetnbroek , Dijfert. de rr.agnit. terri.

(c) Supra, tom. I, p. 696.

(d) Transac. philosop. 1676, N”. 11 6.Neutron ne trouve que 57)00, Princ. mut,Ltb. III, propos. 19.