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Tome second.
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DE L’ASTR O N O MIE MODERNE. 375

fortes chez ce peuple concentré en lui - même depuis qu’ilexiste , 3c qui ne croit point avoir d’égal dans l’univers; ilfaut qu’il soit bien touché du mérite , puisque , malgré ladifférence des opinions religieuses , il a rendu hommage à lasupériorité étrangère , en lui confiant l’éducation du Prince.Mais s’il est à Pékin des sages qui font justes, il est aussi deshommes qui font jaloux , 3c la Cour, comme ailleurs, est leséjour des orages. Le P. Schaal ne pouvoit être attaqué fur lessciences , fa religion Sc ses opinions nouvelles à la Chinefurent calomniées; âgé de foixante-dix-huit ans, il fut chargéde fers : mais le jeune Can - hi rétablit la religion & lessciences. Le calendrier n’étoit pas d’accord avec le ciel , leP. Verbiest fut appelé en i 67 1 pour le réformer 3c pour triom-pher publiquement de l’ignorance de fes ennemis ; il fit éleverun style, il marqua la place où sombre du soleil devoir s'arrêterà midi, Sc devant tous les mandarins assemblés , en présencedes astronomes Chinois confondus, l’ombre s’arrêta commeil l’avoit annoncé (a). Cette prédiction n’est pas difficile;l’étonnement que produisit le succès montre ce qu’on doitpenser de l’astronomie chinoise : le P. Verbiest fut présidentdu tribunal des mathématiques. L’ordre sentit la nécessitéd’envoyerà la Chine des missionnaires instruits, Sc l’académie ,futilité quelle pouvoit retirer de leur correspondance. LesP P. Bouvet , Gerbillon , le Comte , Tachard , Lee. furentexercés aux observations astronomiques par Dominique Cassini.On les munit d’instrumens, 3c ils partirent pour les Indes 3cpour la Chine , avec le 'titre de mathématiciens du Roi ; leP. Gaubil leur a succédé , 3c c’est principalement à lui quenous devons la connoistance de l’astronomie chinoise. Pendant

(<0 Histoire génér. des voyages. Tom. XXII, p. } j i.