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Tome second.
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DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 389l’analogie philosophique le font penser, pourquoi la lune a t-elledes terres, des montagnes , des vallons fans eaux, fi ce n’estparce que le principe de tout ce qui est: liquide, la chaleur étantentièrement évaporée, le froid a tout desséché , Sc le fol estresté dur Sc aride? En même tems le mouvement a cessé avec lachaleur, Sc on ne doit pas s’étonner de cette constance inalté-rable, observée depuis cent cinquante ans fur la face de la lune.

§. V I I I.

Le changement que Picard avoít observé dans la méridiennede Tycho(a), éleva une autre question qui a mérité d’être dis-cutée par Dominique CaíTini. On demanda ss ces cercles desméridiens , st ces points des pôles qu'on avoit crus fixes Scinébranlables fur la terre , n’étoicnt pas capables de quelquechangement. La méridienne que Dominique Caístni avoirtracée dans l’égliíe de Saintc-Petrone à Bologne, s’écartoit deplusieurs degrés de celle qui avoit été décrite quatre-vingt ansauparavant par Egnace Dante [b). Cette idée n’étoit que renou-velée , les anciens avoient eu ce soupçon ; ils comparèrentavec soin les parties du ciel correspondantes à celles de laterre , observant les cercles célestes qui répondoient alorsaux montagnes , aux promontoires , Sc aux endroits les plusremarquables du continent. On examina de tems cn temss’il n’étoit point arrivé de changemens dans cette corres-pondance, Sc on en remarqua quelques-uns qui parurent assezsensibles. Eratosthenes (c), ayant consulté les cartes plus anciennesque lui, trouva que les montagnes de la partie orientale de laterre n’étoient plus dans la situation marquée fur ces cartes ;

(a) Supra , p. 3 j 3. *' ■ Transactions philosophiques ann. 169.S,

(i) CaíTini , la meridiarta del tempio de N* 141.

S. Perroxio. sc ) Strabon, Geograp. Lib. II, p. J2...