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Tome second.
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z88 HISTOIRE

réfléchissent une plus grande quantité. Auzout ne vouloit pasque ces taches obscures fussent des mers; il penfoit que s’il enexiste dans la lune, à st de l’autre côté , &. dans cet hémis-phère que nous sommes condamnés à ne jamais voir. II sefondoit sur ce que s’il y avoit des mers dans l’hémisphcre quinous est visible , il s’y éleveroit des vapeurs & des nuages quisouvent nous déroberoient la vue des taches {a). Mais cettepensée étoit bien peu philosophique ; comment croire que lanature, qui se nuance toujours, qui distribue avec égalité, oud u moins avec compensation , les avantages & les privations,ait permis deux excès dans les deux hémisphères de la lune ,la sécheresse 6 L la stérilité dans l’un , les eaux & la féconditédans l’autre ? Si lc globe dc la lune est composé des mêmesëlémens que la terre , ses parties , comme celles de notredemeure , doivent être toutes également avantagées de leurmélange. Les ëlémens , principes des choses , font partoutrépandus ; ou la lune n’a point d’eaux dans ses deux hémis-phères , ou réfroidie jusqu’à la glace, comme le suppose M. deBuflon , elle a perdu ses fluides , Lc n’a que des eaux consoli-dées. La Hire s’assura que la lune en effet n’a point dc mers ;ces parties obscures , que l’on prenoit pour des eaux, ont descavités (b) , ce qui ne convient point à des mers. 11 observeque les apparences de cette planète font toujours les mêmes ,les taches lont toujours vues avec la même distinction quandl’air est pur. II ne s’élevc donc point de vapeurs , même en laprésence du soleil , Lc lorsque la lune a été exposée quinzejours de fuite à faction de la chaleur ; on peut donc croirequ’il n’y a point en effet d’humidité fur ce globe : Lc si lesmondes font semblables , comme l’unité de la nature, comme

00 Méra. Acad. Sc. T. VII, P. II, p. 7 j.

(í) Ibii. 1-706 , p. 1 io»