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vementsuccessif de la lumière, mais il déclare en même rems quecette hypothèse ne s’accorde point avec d’autres observations {a).S’il a connu cette vérité, il a donc cesse de l’estimer telle, puis-qu’il l’a abandonnées): il a prouvé sa bonne foi; une découvertebrillante, mais suspecte, n’eût été rien pour lui. En la donnant àRoëmer, nous imitons D. Caílìni; nous osons conclure 5c de sonaveu 5 c de son abandon , qu’il n’en est point l’inventeur. C’estbien assez que son génie lui ait manqué pour saisir cette idée ;née dans fa tête, elle eût été mieux considérée, plus approfondie,elle lui auroit été plus chère si elle avoir été fille de son génie.Les premières difficultés la lui firent rejeter comme une étran-gère; au lieu que Roëmer prouve la paternité par rattachement6c par la constance. Roëmer soutint la propagation Sc lavitesse mesurable de la lumière; il n'abandonna point la véritéqui s’étoît montrée à lui , il a constaté ses droits 5 c mérité fagloire. Cette explication ingénieuse Sc vraie du retardementdes éclipses des satellites de Jupiter , établie fur des faitsencore trop peu nombreux , encore trop peu éclaircis , étoîrregardée comme une hypothèse, sur-tout depuis la désertionde Dominique Caílìni. L’hypothèsc sut attaquée en 1707 parMaraldi, 6c par des raisons spécieuses. Si cette inégalité dela lumière avoir lieu , elle devoir être générale , 5 c la mêmepour tous les satellites : elle expliquoit très - bien les phéno-mènes du premier, mais ceux des autres íèmbloient s’y refuser;ou du moins on n’y trouvoit pas ce rapport intime d’un objetavec fa cause , qui démontre l’existcnce de la cause , 6c quipermet à Tcsprit de s'y reposer. II sembloit que chacun desquatre satellites demandât une équation différente; lè premiermême ossroit encore des difficultés. Les tems où la terre est le
(i) Mira. Acad. Sciea. T. VIII, p.
(t) En 1690 , loid. Tom. II, p. 67.