DE GASTRONOMIE MODERNE 4 n.plus près de Jupiter sonticeux où cette planète est opposée ausoleil ; Jupiter est le plus loin de nous , lorsqu’il est joint àcet astre, Lc qu’il se perd dans ses rayons. C’cst alors que lalumière est le plus de tems à nous parvenir , c’est alors qu’ilfaut ajouter aux instans marqués'des éclipses, une quantitéd’instans que l’on nomme Xéquation de la lumière ; on trouvoitbien de l’oppofition à la conjonction la nécessité d’une équa-tion de quatorze minutes (a) : mais Jupiter ne change pas dedistance seulement par le mouvement de la terre , il se meutlui-même , Sc à cause de l’cllipticité de son orbite , il variesa distance au soleil Sc à nous. Cette variation , quoiquemoins considérable , quoique trois fois plus petite que cellequi résulte de l’étcndue de notre orbe , doit être cependanttrès-seníìblc ; elle doit produire une équation de trois minutesSc demie , dont les éclipses retardent plus lorsque Jupiter estaphélie, Sc moins lorsqu’il est périhélie : cette équation ne selaifloit pas appcrcevoir dans les résultats des observations (b).
Cependant ces retards étoient bien constatés , Sc ces diffé-rences de l’observation au calcul annonçoient au moins desinégalités dans les mouvemens des satellites. Pourquoi n’a-t-onpas soupçonné que ces inégalités pouvoient altérer l’équationde la lumière , & même quelquefois la faire disparoître en secompliquant avec elle ? Les greffes planètes , les astres princi-paux se meuvent inégalement, ils décrivent des ellipses ; noussavons trop que les petits n’échappent point aux loix où lesgrands font soumis. Les satellites dévoient donc décrire desellipses , avoir des inégalités comme la lune qui circule autour
(a) II paroît que Rocmer n'avoir d'abordestimé cette équation que de n'. Un exa-men plus approfondi la lui fit porter ensuiteà 14/. Aujourd'hui cette équation, encoie
mieux connue , est de 16' ij" ; lnsra.Liv. XIV.
(é) Mémoires del’Acad. desScien. 1707^,pag. ij.