DE ^ASTRONOMIE MODERNE. 449Venus, fie remarquer que la terre pouvoit avoir un secondsatellite infiniment plus éloigné que la lune , à une distance6 4 fois plus grande, lequel, conformément à la loi de Kepler,auroit une révolution 3 1 r. fois plus longue , ou de près de41 ans. Une cause physique, semblable à celle qui a lieu pourle cinquième satellite de Saturne, pourroit nous cacher le plussouvent cette seconde lune , nous ne la verrions que dans unepetite partie de son cours. Mais enfin elle Jeroit visible 3 ditM. de Fontenelle , & elle n’auroit pas apparemment évité lesregards de tant d’observateurs depuis quelques milliers d'an-nées (a). D. Caífini penfoit peut-être qu’on I’avoit vue & qu’onl’avoit prise pour une comete. Les préjugés laistent des traces,même après qu’ils font détruits : les comètes avoient si long-tems occupé Tatmofphere, 8c tenu leur place parmi les mé-téores ; elles avoient été subi un a ires , tournant avec la terre ,& faisant partie de sa sphere. Lorsqu’on les fit sortir de l'at-mosphere pour les releguer fort au-delà de notre lune, onregrettoit de perdre tout empire sur elles, 6c on penchoit àles garder dans notre système.
§. X V.
D. Cassini & Roëmer firent en 1677 une observationcurieuse (b). Les satellites de Jupiter ne font visibles que parles lunettes, ils ne se montrent que comme des points brillans;aucun télescope n’a pu encore faire appercevoir l’étendue Sc larondeur de leur disque. On avoir vu des taches fur le Soleil,fur les planètes de Jupiter, de Mars , de Saturne, de Vénus ,on en avoir cru voir même fur les comètes (r) ; la disparition
LU
(<0 Mém. de l*Acad. des Sciea, Tom, I,
#.117.
Tome II,
(il Ibid. p. 17).[c) Supra, p. 141.