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Tome second.
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464 HISTOIRE

ic limbe des quarts de cercle par le moyen d’un rouage; lesniouvemens , les pas presque insensibles de ce limbe scroienccomptés 6c mesurés fur un cadran (a). II traijsportoit ainsi auxgrands instrumens le mécanisme des micromètres , 6c certeidée auroit pu êtrç utile, si depuis l’on n’avoit pas appliquéle micromètre même à ces instrumens.

§. XXIV-

Mais ce qui lui fait le plus d’honneur , ce font ses idéesfur le système du monde , 6c sur la cause cachée des mouve-mens célestes (b). Le système que son génie s’étoit formé , lescauses qu’il voyoit dans la nature font établies fur trois prin-cipes très-simples. Le premier avoir été apperçu par Keplcr ;Galilée 6c Descarres , qui les premiers ont médité fur le mou-vement ; c’est que les corps qui ont un mouvement simplecontinueroicnt à se mouvoir en ligne droite, si quelque forcenc les en détournoit sans ccsie , 6C ne les contraignent à décrireun cercle , une ellipse , ou quelque courbe plus composée.On voit seulement dans cette exposition une généralité quen’avoient point les premiers apperçus de ce principe; c’cstl'estet du progrès des lumières. A mesure que les faits s’amaflcnr,les principes s’étendent 6c se généralisent. Dans la pensée deTycho , un corps retiré fans celle de la ligne droite, n’auroitjamais décrit qu’un cercle; Keplcr l’auroit toujours vu suivreune ellipse ; Hook plus avancé , vivant dans un siecle où lesgéomètres considéraient une infinité de courbes, ne restreignit

(a) lbid. p. 46. W'eidler, p. ()+• H pa-roi r qu’on avoit appliqué un mécanismesemblable aux instrumens dont Flamstceds’ist servi dans l oblervatoire deGteemiich.Ç^t astronome donne toujours les distancesHu'i! a observées, & par les transversales,

& par les révolutions de la vis qui faifoicmouvoir le limbe.

(0) On dit que le chevalier Xi'ren eut le»mêmes idées que Hook tur la cause méca-nique du mouvement des corps célestes,Hifi. des Miuk, Tom. II, p. 46 S.

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