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Tome second.
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4S4 HISTOIRE

démontre la force semblable, 6c sans doute plus puissante quepossede le Soleil pour régir les planètes 8c la terre elle-même.Mais lc soleil n’a pas comme nous un seul satellite, il en a six,en comptant la terre; est-ce avec le même pouvoir qu’ilenchaîne Mercure, la plus proche des planètes , Lc Saturne laplus éloignée ? II étoit assez naturel de le croire ; lc pouvoird’un chef assujettit également tous les sujets. Le Soleil, commeroi, avoit son empire , dont les habitans dévoient suivre desloix communes. II seroic absurde de supposer dans le globesolaire une force particulière pour gouverner Saturne, une autrepour Mercure , 6c enfin autant de forces qu’il y a de planètesdifférentes. Mais jadis ces planètes étoient des divinités ; onles fit descendre ensuite à la classe d’intelligences un peu supé-rieures à l’homme ; bientôt on les priva de cette intelligence,pour ne leur laisser qu’une force animale , mais propre à cesplanètes Sc habitant dans leur sein. Kepler, dans ses momensde lumière , avoit vu que toutes ces forces particulières réfi-doient dans le soleil, Sc n’étoient que sa vertu motrice Sc uni-verselle. Ces maniérés de voir font individuelles ; l’opinion desgrands hommes ne décide pas toujours leur siécle. Les mathé-matiques , auxquelles personne ne peut sc refuser , n’avoiencpoint prononcé; jusques-là elles n’avoient démontré qu’une chose,c’est que les planètes font mues par une force dirigée au Soleil.On pouvoit demander fi cette force étoit dans le Soleil pourles attirer , ou dans les planètes mêmes , pour les pousser verslui ? C’est ce que la géométrie n’avoit point décidé. II est fansdoute plus conforme à la simplicité des moyens de la naturede supposer dans le Soleil une force unique, qui suffit à toutesles planètes, que d’en établir une particulière dans chacuned’elles , pour opérer leurs niouvemens. Newton consulta lagéométrie , Sc il commença par poser en fait ce qui étoit