DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 4 8j
líous élever à une grande hauteur dans l’atmosphere, ou horsde cette atmosphère. Mais qu’avons-nous besoin de nous ytransporter, puisque la lune existe au terme où nous ne pouvonsatteindre, puisqu’elle y est placée pour être interrogée Lc pournous répondre ; elle tombe comme les corps que nous y por-terions. La force qui fait mouvoir la lune, & qui à chaqueminute la fait descendre de quinze pieds , n’est que la pesan-teur diminuée à cause de l’éloignement, & suivant la loiassignée par Newton. Le calcul, qui doit tout vérifier, démontreque ces diminutions ne peuvent devenir sensibles dans lespetites distances dont nous sommes les maîtres ; cette loi estcelle qui est nécessaire pour faire décrire une ellipse que la lunedécrit en effet. Ainsi Newton , après avoir trouvé par la géo-métrie qu’un corps , décrivant une ellipse autour d’un autrecorps placé au point du foyer, est mu par une force qui tendà ce point, & qui varie en raison du quarré des distances, amontré par Pexcmple & par les phénomènes de la lune, quocette planète obéit à une force , variable suivant cette raison ,& semblable à celle qui fait tomber les corps vers la surfacede la terre. C’est ici que la nature céleste est réellement en-chaînée , assimilée à la nature terrestre; il n’y a point de corpslancés par nous dans l’air, qui ne commencent une orbite autourde la terre ; orbite bientôt interrompue, parce que la forceprojectile est trop petite, & que la pesanteur plus active réunitbientôt ces corps à la grande masse : il leur arrive ce qui arri-veroit à la lune, si la force d’impulsion étoit incessammentdiminuée par quelque résistance , la lune finiroit comme euxpar tomber sur la terre , où elle resteroit attachée.
. §. V I I I.
La force de la terre , qui maîtrise Sc conduit la lune ,
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