DE GASTRONOMIE MODERNE 491ccs mystères : cette force est celle de l’attraction , elle aug-mente lorsque les molécules fe touchent ôc s’uniflent par plusde points ; Sc comme cette force est d’autant plus grande quela distance est plus petite, ces molécules peuvent être ferréesau point de produire une force presque infinie, Sc capable debriser tous les efforts de ntís moyens. Nous avons un exemplede cette augmentation graduelle 6 c successive de la cohésion ,en vertu d’une application plus immédiate : deux pierres poséesPunc fur l’autre, peuvent être facilement séparées ; mais si cespierres font des marbres dont on ait parfaitement poli les sur-faces , afin de faire difparoître les inégalités qui empêchent l’ap-plication exacte, il faudra une certaine force pour les séparer.Cependant le poli laisse des inégalités imperceptibles à l’œil,qui établissent encore une distance entre les points des sur-faces , la jonction n’est pas aussi intime qu’clle peut l’être ; ilfaut enduire ccs surfaces d’une liqueur, telle que de l’buile,tous les pores , tous les vides feront remplis, du moins autantqu’il nous est permis d’y prétendre, 6 c les marbres adhérerontfi fortement, qu’il faudra une force beaucoup plus grandepour les séparer. Le succès de nos moyens peut nous faireestimer l’efficacité des moyens de la nature. Quand elle acomposé les corps pour la durée, elle a fu comment il falloirapprocher êt'unir leurs parties ; Sc par la force nécessairepour détruire notre ouvrage , nous pouvons juger de cellequ’clle produit pour l’oppofer à la destruction des siens. Lesphénomènes différons de la chimie, Sc fur-tout cette forcede la cohésion , prouvent que l’attraction d’une molécule esttrès-grande A raison de la proximité , Sc comme la cohésionexiste plus ou moins dans tous les corps , New ton a conclu
(a) dc la Lande, Astr. Tora. II, p. i;8.
QqqO