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Tome second.
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49 1 HISTOIRE

que la gravité étoit universelle dans toutes les parties de lamatière.

Mais une expérience décisive Sc récente donne encore unepreuve plus sensible , Sc par conséquent plus démonstrative dupouvoir attractif de la matière (a). Si l’on met en équilibreune balance portant à l’un de ses bras un moreau de glace ,taillé en rond, de deux pouces Sc demi de diamètre, suspendudans une position horizontale ; si l’on fait ensuite descendrecette glace jusqu'à ce qu’elle touche la surface du mercureplacé au-dessous dans un vase, il faudra ajouter dans le balsinqui fait équilibre neuf gros dix-huit grains, pour que la glacese détache du mercure , Sc pour vaincre l’adhélìon qui résultedu contact. Ce n’est point la pression de l’air sur la glace quiproduit l’adhésion , l’cffet est le même sous une machinepneumatique d’où l’on a chaste l’air , Sc où on a fait le videle plus parfait. Cette belle expérience est une des plus curieuse»que l’on ait faites depuis long - terns , elle est due à M. deMorveau, avocat général du parlement de Dijon ; elle prouvenon seulement le pouvoir attractif de la matière en général,mais encore elle en donne la mesure, en montrant que dansle contact: le mercure agit avec une force équivalente à neuf grosdix-huit grains ; le contact: n’est ici qu’une grande proximité :Lc lorsque ce contact est aussi parfait que la nature peut l’exé-cuter dans la composition des corps, lorsque la distance estpeut-être encore un million de sois plus petite, on doit jugesde l’adhésion produite par cette force.

§- XII.

Il s’ensuit que l’attraction est une force non seulement

(«) M. de Morveau, EUmens de chimie. M. M acquer, Dtâ. de ckyrtu art. pesanteur-