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Tome second.
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DE L’ASTRONOMIE MODERNE. jor

Mais eec air n’est épais que près la surface de la terre, lesVapeurs pesantes ne s’élevent pas bien haut dans un fluide stleger : d’ailleurs cet air , quoique leger , pèse encore , lescouches inférieures font chargées du poids des supérieures , òcen conséquence elles font plus serrées & plus résistantes. Larésistance doit donc diminuer à mesure qu’on s’éloigne de lasurface de la terre & des planètes. Newton a calculé qu’à lahauteur d’environ soixante-dix lieues Pair devoir être soixante& quinze millions de millions de fois plus rare qu’à la surfacede notre globe ; il est probable que dans les espaces qui nousséparent des planètes, on ne rencontreroit qu’un fluide encoreplus rare. Mais en le supposant tel qu’il est à soixante-dixlieues d’élévation , si le mouvement de Jupiter s’y accomplis-soit', cette planète perdroit à peine la millionième partie de sonmouvement en un million d’années. On ne peut disconvenirqu’une telle résistance &c la perte qui en résulte, sont absolu-ment insensibles; le fluide , s’il en est dans ces espaces , est ,quant aux esters observables, absolument comme s’il n’existoicpas : auílì Newton, éclairé par un profond travail fur la résis-tance des milieux, Sc sur les mouvemens qui s’y exécutent,a-t-il établi que les planètes se mouvoient dans le vide, puis-que les mouvemens continuent fans déchet, & que les phéno-mènes se perpétuent sans changement.

§. x y i i.

Non feulement Newton a déduit de la forme elliptique desorbites , que les planètes tendoient vers le foyer par une forceinversement proportionnelle au quarté de la distance, maisun autre phénomène lui a donné une confirmation démonstra-* rive de la loi des variations de cette force. Newton trouvapar la géométrie que fi la force centrale ne varioit pas exa&ç*