ÏCO HISTOIRE
ce mécanisme est admirable , il annonce la sagesse qui a pré-sidé k l’univers. Touc ce qui est force est à la fois un principede production Sc de destruction ; c’est par l’oppoíìtion de laforce à la force, c’est par l’équilibre que touc subsiste ; tousces esters, tous ces résultats des phénomènes font démontrés.Nous discuterons bientôt le principe de l’attraction dont nousdécrivons les conséquences ; mais ce principe une fois admis ,ces conséquences ne souffrent ni doute , ni incertitude , cesont des vérités qui découlent naturellement, Sc fans effort ,d’une premiere vérité admise.
§. XVI.
D È s que l’attraction est proportionnelle k la quantité dematière, on conçoit facilement que lc volume Sc la grandeurdes corps célestes ne paroiffant pas varier, la quantité dematière reste la même, Sc que la force centrale n’éprouvepas de diminution ; rien ne peut déranger à cet égard lesressorts du mouvement. Mais la force uniforme , qui a étéune fois imprimée, il faut nous dire ou comment on la renou-velle, ou comment elle persévère sans être renouvelée? Cettequestion naît de ce que nous jugeons de l’univers par ce quinous entoure. Nous sommes dans un monde où les destruc-tions font successives Sc rapides ; dans le grand univers cesdestructions , si elles ont lieu , ne peuvent être qu’infinimentlentes. Le mouvement ne se perd dans un corps que parcequ’il se communique à un autre; pour qu’il se perde, pourqu’il se transmette, il saut qu’il y ait résistance. C’est ce quiarrive aux corps que nous lançons dans l’atmosphere , l’airrésiste k leur passage, il consume leur force Sc les en dépouillepeu à peu ; on conçoit que cette résistance doit être propor-tionnée à la densité de l’air, k l’épaiffeur du milieu traversé,