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des mêmes principes plusieurs petites équations, qui n’avoientpoint encore été apperçues , 6c qui étoient réellement troppetites pour que l’obfervation pût démêler leur quantité, con-fondue avec celle des grandes équations (a).
§. XXI I.
Newton a prouvé lui-même qu’il avoit été guidé par lathéorie dans cette recherche ; on peut suivre fa marche lorf-qu’il traite les variations du plan de l’orbite de la lune (b).Nous avons décomposé la force du soleil fur cette planète,mais nous avons exécuté cette décomposition dans lc planmême de cette orbite ; on conçoit que le soleil , immobiledans l’écliptique, tirant à lui la lune, toujours dans son orbiteinclinée, 6c presque toujours au-desius ou au-dessous de l’éclip-tique, ne peut Rapprocher de lui fans la faire forcir du plande son orbite , fans faire descendre la planète vers l’éclip-tique. La théorie de Nevton lui enseigna qu’il réfultoit deuxessets de ce changement , l’un de déplacer l’orbite , 6c dechanger les points où il coupe l’écliptique, l’autre d’abaisserou d’élever le plan même de cette orbite, 6c d’en altérer l’in-clinaifon. Cette théorie lui donna le mouvement rétrogradede ces nœuds de la même quantité que les observations l’in-diquent ; leur révolution fe fait en i 8 ans 2 c a z4 jours, Scl’inclinaifon est variable périodiquement dans une étendued’i-peu-près 1 8 minutes (c), comme Tycho l’avoit annoncé ( d ).Si Newton n’a point donné le véritable mouvement de l’apo-
s’cn écoit pas encore occupé. Cette partie desrecherches de Nevton n’a paru qu’en 1701dans l’astronomie de Gregori, & ensuitedans la seconde édition des Pri^ùpei en
(a) Princ. mathém. édit. Franc. Toin. II,p. 106 Lc 108.
(b) laid. p. 104.
(c) lbíd. Liv. III, Prop. XXXII Lc XXXV.
(d) Suprà , Tora, I, p. 40S.