DE L’A S T R O N O M í E M O D E R N E. 509
voient sc déduire de la théorie de la gravitation (u). II paroîcadopter Phypothèse d’Horrox(^) renouvelée par Hallcy, qui saitmouvoir le centre de l’ellipse de la lune dans un petit cercle ,pour éloigner ce centre l’approcher de la terre, pour fairevarier Pcxccntricité Lc expliquer Ja seconde équation de Pto-lémée qui a lieu dans les quadratures. Cette hypothèse est:ingénieuse , mais ce ne peut être jamais qu’unc hypothèse.Nevton sans doute ne l’eût point admise , s’il fut entré plusavant dans la théorie de la lune : il l’a lai st é subsister commeune vraisemblance qui peut faire attendre la vérité & tenir saplace. Ces centres , qui roulent dans des cercles , tenoiencencore de Pancienne astronomie de Ptolémée ; cette hypo-thèse ne peut être que mathématique, Le propre à représenterles apparences , ce n’est point la raison de ces apparences, cen’est point une cause physique : au tems de Nevton , quidériva tous les effets des forces de la matière, les points tansétendue ne pouvoient plus avoir ni influence, ni mouvement.Mais il seroit injuste de croire que New ton , dans ses recher-ches mathématiques fur les mouvemens de la lune , n’a faitqu’adopter les quantités données par les astronomes , Zcdéduites des observations. II a rendu raison de la troisièmeéquation de Tycho, qui a lieu dans les octans (c) ; il a montréque Péquation annuelle apperçue par Tycho, Kepler , HorroxLe Halley, Le long-tems confondue avec Péquation du tems ,étoit un véritable changement dans la vitesse de la lune,changement produit par la translation de la terre autour dusoleil, laquelle Rapprochant plus ou moins de cet astre, exposeplus ou moins à son action la lune qui la fuit (d). II a déduit
(a) Princ. math. L. III, prop. 3 j, Scholiv,(í) Supra , p. 15 j.
(í) Liv. 111 , Prop. XXIX , p. fíj.
( d ) Newton ne parle point dc cette équa-tion & des autres plus petites dans fa pre-mieie édition. Il paroît qu’cn 1686, il nc