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Tome second.
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DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 513

cette union intime, qui produit une forte résistance. La dimi-nution de la pesanteur, ou Paction de la force centrifuge, quitend à éloigner les corps du centre, a du fe manifester dans cesfluides , Sc avoir élevé les eaux de Péquateur. Qu’on imaginedeux caaaux remplis d’eau, qui fe communiquent au centre dela terre, Lc qui partent tous deux de ce centre pour aboutir àla surface , l’un au pôle , l’autre fous Péquateur (a). II est clairque les eaux contenues dans le canal qui aboutit à Péquateur,pesant moins que celles qui font dans I’autre canal , doiventcompenser par le nombre ce qu’clles perdent par le poids, asinque Péquilibre puisse s’établir. Si le second canal contient 2 S 8parties d’eau , le premier en doit contenir à-peu-près 2 S 9 quine pèsent pas plus que les 288 Sc qui leur font équilibre. IIfaut donc que le canal, la colonne de Péquateur soit allongéed’une 289 e partie. Voilà la proposition simple & générale dela géométrie : mais il n’est pas nécessaire pour cet équilibre ,que les canaux fe prolongent de la surface au centre de laterre; quelle que soit la profondeur de POcéan vers Péquateur,les mers les moins profondes vers le pôle leur font équilibre.La nature a marqué un contour, un niveau , qui est à distanceégale du centre ; ce niveau des eaux résulte de la pesanteur ,elles ne doivent pas le paster. Mais lorsque la pesanteur dimi-nue à Péquateur , les eaux doivent s’y élever pour balancercelles du pôle qui pefent davantage. Cette élévation est consi-dérable; 011 verra qu’ellc est de plusieurs lieues. Le gonflementn’a pas eu lieu feulement pour les eaux, il faut que les partiessolides du globe aient obéi à la même action , il faut que lesterres , les continens de Péquateur fe soient élevés dans lamême proportion , fans quoi les eaux gonflées , Sc sortant du

(aj Voyc^ la figure 17.

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