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Tome second.
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DE L’ASTR O N O MIE MODERNE. yz 9de la mer; c’est encore un mouvement imprimé à notre globe,ou du moins à quelques-unes de ses parties ; c’est encore unefuite de faction du soleil 6c de la lune. Ce phénomène a étélong-tcms un mystère pour les anciens : en conséquence del'obfcurité de la cause, on a forgé la fable de ce philosophe (a)qui sc précipita dans la mer , par le désespoir de n’avoir puexpliquer ses mouvemens ; comme si les vrais philosophesn’étoient pas accoutumés aux mystères de la nature , Scs’étoicnt jamais étonnés de ne pouvoir la comprendre ! Possi-donius avoit cependant soupçonné que les marées dépendoientsoit du mouvement particulier de la lune, soit de son mouve-ment à i’égard du soleil (b). Galilée vit moins bien que lui ;car il imagina que ces effets pouvoient s’expliquer par lesdeux mouvemens combinés de la terre autour de son axe Scautour du soleil (c). Nesrton en a montré l’impossibilité (d). IIétoit aisé de penser, comme Poísidonius , comme Dcscartes,que les marées étoient un effet de faction de la lune fur leseaux, mais dans les explications que nous demandons , cen’est pas tant la cause, c’est la maniéré dont elle agit qui estdifficile à découvrir. II est une infinité de phénomènes dontnous soupçonnons , dont nous pouvons même assigner lescauses , Sc la maniéré dont ils font opérés n’est pas mieuxconnue. Nevton pouvoit s’engager dans ces recherches, avecl’instrument qui l’avoit si bien servi dans des cas semblables ;d’ailleurs un avantage de Nesrton fut fart d’attaquer unequestion. La grande supériorité n’est que le moyen de consi'dérer les choses difficiles, fous un point de vue où elles devien-nent faciles, où f esprit les em braise Sc les fuit fans effort.

(a) C’est Aristote, à qui l'on prête cetteabsurdité.

(J) Supra , Tom. I , p. m.

Tome II.

(c) Princ. mathem. édit. franc. Tora. II»Comment, p. 7J.

(c) Ibid. Lìy. I, Prop. 66, corol. i,.

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