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bien elles font séparées par un fluide primicif tel que celui d ufeu, interposé pour les désunir Sc pour s’opposer à leur attrac-tion. Indépendamment de ces principes, on reconnoît qu’eîlesont peu d’adhérence par leur mobilité ; elles font toujoursprêtes à rouler , elles cedent au moindre mouvement. Onconçoit donc facilement que les eaux de la mer obéiíTent a upouvoir attractif du soleil Sc de la lune , 6c s’élevent pourformer les marées : l’attraction mutuelle des parties de l’cauleur permet ce mouvement comme tant d’autres ; 6c l’attrac-tion générale du globe qui les entraîne ne s’oppofe pas à cespetits balancemens du flux 6c du reflux. On conçoit encoreque dans la rétrogradation des points équinoxiaux faction desmêmes astres, dirigée à la protubérance de f équateur , nepuisse avoir d’eífet fur cette masse solide , fans quç cette actionfc partage à tout le globe ; 6c ne puisse entraîner la partieexcédente , fans entraîner en même tems le globe entier. Lemouvement partagé deviendra plus lent, mais tout obéira.Ces effets conçus ne font point du tout comprendre commentla masse totale du globe, ôc solide 6c fluide , s’est élevée jadisfous l’équateur pour donner à la terre la figure d’un sphéroïdeaplati, Nous avons remarqué que si les continens n’étoientpas montés avec les eaux fous l’équatcur, cette zone torrideauroit été submergée, 6c ne nous offriroit ni terres, ni asiles.C'est cependant fouvrage d’une force qui n’est que la 2 S 9 e partiede la pesanteur : la force qui unit les parties d’un corps solide,non feulement surpasse celle de la pesanteur, puisque ces partiesrestent liées 6c ne tombent pas ; mais elle est infiniment plusgrande , puifqu’il faut des poids énormes ajoutés au poidsde ces parties , pour les désunir Sc réduire un corps en pous-sière. Comment cette petite force centrifuge a-t-elle vaincufant de ténacité ôc d’adhérence? Si l’on répond que la petitesse
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