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Tome second.
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DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 535

moins d’obstacle. Les vencs y joignent encore quelquefois leuraction pour amonceler les flots , p relie r leur ascension , sus-pendre la descente, Sc l'eau acquiert plus de hauteur, à causede son abondance.

§. XXXIII.

Il résulte de ces découvertes, Sc su r-tout du gonflementde la terre à l’équateur, une vérité singulière que Newton n’apas expressément développée, mais qui fuit nécessairement deles principes Sc dc ses suppositions ; c’est que la matière de laterre a été primitivement fluide. II est assez étonnant de pou-voir dire comment notre demeure a existé , dans un tems oùnous n’existions pas ! Mais cette vue est une conséquence desvérités mathématiques. Les procédés des sciences nous menentdu connu à Pinconnu, parce que tout est lié par des dépen-dances ; Pétat ancien des choses est pere de Péta t actuel , Scles faits passes ne font que les causes dont les faits préfensfont les effets. Nous ne devons donc pas nous étonner dc cesconclusions aussi vraies que hardies ; nous retrouvons les prin-cipes dans les conséquences. Tant de grands hommes, ScNewton plus que tous , ont découvert tant de causes ! II fautseulement admirer le génie qui apperçoit ses rapports , Sc qutparcourt la nature dans le tems comme dans Pespace L

Voici la chaîne des idées qui conduisent à cette conclusion..Une masse solide est composée de parties serrées les unes contre -les autres, Sc fortement enchaînées par Pattraction puissantequi résulte de leur proximité. On juge de la solidité d’un corpspar la difficulté qu’on éprouve à. désunir ses parties. Une massefluide ail contraire est composée de molécules, qui fans doutene sc touchent que par peu de points , qui font trop éloignéespour que leur attraction produise beaucoup d’adhérence i o«