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Tome second.
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DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 557

de son siécle , peut-être n’osant se livrer lui-même à une con-clusion trop hardie , a déclaré plusieurs fois que l’essct del'attrâction pouvoir n’êtrc que 1c résultat d’une impulsion {a)Mais Pimpullion se proportionne à la surface des corps, & non àleur solidité , à leur masse , comme l’attraction : aussi Newtona-t-il été obligé de considérer l’attraction comme l’efFet d’unfluide très-subtil, qui non seulement environne les corps danstous les espaces de l’univers, mais qui pénétré les corps mêmes,6c qui est caché dans leur substance. Nous allons le laisserparler lui-même : »» C’cst par la force 6c faction de cet esprit», que les particules des corps s'attircnt mutuellement aux», plus petites distances, 6c qu’eiles cohérent lorsqu’ellcs font»*> contigiies ; c’est par lui que les corps électriques agissent àj» de plus grandes distances, tant pour attirer que pour repous», fer les corpuscules voisins : 6c c’est encore par lui que la», lumière émane , se réfléchit , s’infîéchit , se réfracte &C»» échauffe les corps. Toutes les sensations font excitées, 6c les», membres des animaux font mus quand leur volonté l’or-»* donne, par les vibrations de cette substance spiritueuse qui», se propage des organes extérieurs des sens par les filetsj» solides des nerfs, jusqu’au cerveau , 6c ensuite du cerveau>» dans les muscles. Mais ces choses ne peuvent s’expliquer en.»» peu de mots. On n’a pas fait encore un nombre suffisant»» d’expériences, pour pouvoir déterminer exactement les loix», selon lesquelles agit cet esprit universel (b). „ Dans ce peude mots Newton a embrassé la nature , il a considéré l’attrac-tion comme son agent universel, 6c devinant une infinité dedécouvertes qui se feront un jour, il a vu par son génie ce qued’autres siécles verront peut-être par lá voie de l’observation.

(a) Princ. math. Liv. I, sect. II. éiit.furie. j>. 1Í7 & 100.

(b) Ibid, Liy. I, sect. II, édit. francp. 17p.