6or HISTOIRE
tous les points du ciel , avec la même commodité qu’auìméridien. Les grands instrumens qui y font fixés ont par cette-grandeur plus d’exactitude ; on les réserve pour les détermi-nations importantes 6c fondamentales : mais la nécessité deprofiter des intervalles , que laissent les nuages fous un cieiinconstant , fait employer le plus souvent la machine paraly-tique pour les comètes, pour les planètes , pour fixer la positiondes petites étoiles, Lc pour une infinité d’autres observations^
/ §. X.
Pendant qu’on perfectionnoit les instrumens, les méthodesd’obfervcr, 6c qu’on préparoit des observations pour servir debase à la connoissance exacte des mouvemens des planètes, onne négligeoit point les phénomènes de leur apparence; on étoitattentif à ce qui fe passoit fur leurs globes Lc aux changemensde leurs surfaces.
D. Cassini, qui aroit découvert le mouvement des tachesLc la rotation de Jupiter, revenoit constamment à ce spectacle,pour en considérer les variations ; ces taches fe détruisent Scse renouvellent souvent à la même place, Lc après de longs-intervalles. Cassini soupçonna que leurs retours pourroient bienavoir une période réglée 6c de u ans, comme la révolutionpériodique de Jupiter, ou de 8 3 ans que cette planète employéà revenir au même aspect de la terre Lc du soleil, Lc au mêmepoint du zodiaque. Quant au mouvement produit parla rota-tion de Jupiter , il crut voir que les taches marchoient plusvîte au centre que près des bords ; ce qui est contraire àl ; effet optique, Lc ce qui fembleroit annoncer un mouvementpropre aux taches , combiné avec la rotation du globe. Cassinisein arqua encore que cette rotation paroiíîoit plus longue d’én-